Pékin Express passe à Siem Reap Angkor

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Le 9 mai à 20 h 50, heure française, pas moins de 3,3 millions de téléspectateurs avaient les yeux rivés sur la sixième chaîne qui diffusait alors la troisième étape de « Pékin Express, la route des Dragons ».

M6 réalisait une part de marché de 15,6%, dont 21% sur la fameuse ménagère de moins de 50 ans ; certes une baisse par rapport aux deux premiers volets, mais tout de même, ça fait du monde devant le petit écran.

Pour ceux qui ne connaissent pas Pékin Express, il s’agit d’une émission de télé réalité franco-belge qui consiste à balancer sur les routes de plusieurs pays sous-développés des groupes de « pékins moyens » constitués en binômes (frères et soeurs, copains, copines, pères et rejetons, etc.) avec un euro par jour et par personne. C’est la quatrième saison qui est diffusée en ce moment.

Troisième semaine.

À ces candidats psychologiquement triés sur le volet de se débrouiller, durant 45 jours pour les plus tenaces, pour voyager d’une ville à l’autre ; et ainsi espérer arriver premiers à l’étape avec comme règle l’interdiction totale de payer pour l’hébergement ou pour le transport. De vrais mendiants sur pattes gesticulant sur le bord des routes, se jetant sous les roues des automobilistes pour les arrêter, s’engueulant entre eux, avec les locaux ou avec les autres concurrents ! Bref, de grands moments de télévision…

On peut discuter sur la moralité d’envoyer des habitants de pays riches se comporter comme des clodos dans des régions où vivent de vrais pauvres qui n’ont même pas les « un euro par jour » pour survivre, c’est selon. Mais quel rapport avec Siem Reap ? Tout simplement car ces « pékins » se trouvaient sur les routes du Cambodge, ni plus ni moins, avec une arrivée haute en couleurs dans la cité des temples.
L’émission avait été enregistrée l’hiver dernier. Partis de Hô Chi Minh-ville tôt le matin, les groupes devaient donc rejoindre par leurs propres moyens Kompong Chhnang, et au plus vite, en passant brièvement par Phnom Penh. De là, les deux premiers binômes étaient amenés directement à Siem Reap en bateau, tandis que les autres avaient obligation de reprendre la route en stop (c’est le principe de l’émission) en passant par Battambang et Sisophon.

Cette émission, aussi stupide soit-elle, a permis durant près de deux heures à 3,3 millions de personnes, soit un million de plus que le nombre de visiteurs à Angkor en 2008, de voyager virtuellement dans un Cambodge fascinant et envoûtant : routes désormais bitumées, population souriante et généreuse n’hésitant pas à payer des places de taxis ou de bus aux misérables sacs à dos crasseux errants et suppliants ; villageois ouvrant ainsi généreusement leur porte pour la nuit et les invitant même parfois à un mariage traditionnel. Un autre Cambodge était ainsi dévoilé au grand public ; un Cambodge dans lequel, pour la première fois depuis longtemps, il n’était plus question de mines antipersonnel, de tribunal des Khmers rouges, de kidnapping et de corruption. Un Cambodge simple et beau, naturel et attachant ; le Cambodge de ses habitants rencontrés au fil de la route sur fond de rizières verdoyantes et de touffes de palmiers à sucre ondoyant sous le soleil des tropiques. Rien de plus, mais rien de moins.

Bref, les concurrents n’en finissaient pas de déclarer à la caméra qu’ils n’avaient jamais connu un tel accueil depuis leur départ, deux semaines plus tôt, de Hanoï. Il faut dire que la traversée du Viêtnam fut, pour tous, un véritable cauchemar humainement parlant. Les candidats se faisaient littéralement jeter hors des bus qu’ils ne voulaient pas payer et dans lesquels ils s’incrustaient ; recevaient de copieuses insultes, se faisaient rabrouer et, pour la plupart, devaient dormir dehors, les portes des Vietnamiens restant généralement fermées, tout comme leurs visages. Quel contraste avec ce Cambodge de l’accueil et de la gentillesse !

À l’heure où l’on prépare en France et en Belgique les vacances de cet hiver, une telle émission est du pain bénit pour le royaume qui a ainsi montré qu’il méritait amplement son surnom de pays du sourire. (Extrait du journal Cambodge Soir - www.cambodgesoir.info )

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